Butor, La Modification PDF

Description de l’butor, La Modification PDF Botaurus stellaris map. Sa tête présente une calotte sombre et un bec en poignard. Une bande noire descend du coin du bec vers la gorge, en passant en dessous de la joue.


Le cou est épais, les pattes courtes pour un échassier, mais avec de longs doigts. Les vols se font généralement sur de courtes distances. Sa silhouette est alors typique, ressemblant à un mélange de grand hibou et de héron. Le vol est en effet lent et lourd. Les ailes sont tenues arquées et les longs doigts traînent à l’arrière de l’oiseau.

Ses déplacements au sol sont lents et discrets. Il marche avec la tête légèrement dans les épaules et avec un léger mouvement latéral afin de mieux cibler ses proies. S’il se sent menacé, il devient immobile, allonge son cou et pointe son bec vers le haut, de manière à se fondre dans les roseaux environnants. Il est capable de rester dans cette position et de s’incliner avec les roseaux agités par le vent pendant plusieurs heures, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de risque.

Cet oiseau se déplace facilement entre les tiges de roseaux, avec ses longs doigts lui permettant de marcher sur la végétation flottante. Il peut parfois chasser des oiseaux ou de petits mammifères. Plus actif à l’aube et au crépuscule, le butor se nourrit dans les eaux, en pêchant à l’affût. Il marche lentement dans l’eau près de la rive de la roselière, s’arrêtant fréquemment. Il reste immobile de longs moments, à la recherche de proies, approche avec des mouvements très lents, tendant le cou, et soudain, il saisit ou perce la proie avec son bec.

Elle est frappée à plusieurs reprises avant d’être avalée la tête la première. Le chant s’entend surtout de nuit. Les cris d’appel émis en vol sont des sortes de « ho ! Le butor niche dans les roseaux en avril-mai.

Le nid est une plate-forme flottante, formé de morceaux de roseaux morts et les plantes aquatiques, et garni de fines matières. Le nid est bien caché dans la végétation et construit par la femelle. La femelle dépose quatre à six œufs brun verdâtre, brun tacheté, à des intervalles de deux à trois jours. L’incubation commence avec le premier œuf pondu. Elle dure environ vingt-six jours, et est assurée par la femelle.

Les poussins sont couverts de duvet brun-rougeâtre. Ils sont nourris uniquement par la femelle avec de la nourriture régurgitée au fond du nid. Les jeunes commencent à quitter le nid après deux à trois semaines, et se cachent dans la végétation. Il est présent en Europe, en Afrique et Asie. En hiver, il migre plus au sud, où l’eau ne gèle pas. Le butor étoilé vit dans les zones humides avec une végétation palustre jouxtant des surfaces en eau libre peu profonde et à faible variation de niveau. Il se trouve notamment dans les marais, marécages, grands étangs, rives de lacs et grandes roselières.

Le butor étoilé est une espèce typiquement européenne se répartissant de l’Espagne à la Russie. L’effectif européen est estimé entre 20 000 et 43 000mâles chanteurs dont 10 000 à 30 000 pour la Russie. En France, la population actuelle est estimée entre 300 et 400 mâles chanteurs répartis sur trois zones : le littoral méditerranéen, la Loire-atlantique et les départements du nord et du nord-est de la France. Le terme latin pour butor, Botaurus, fait référence au taureau.

L’autre partie de son nom scientifique, stellaris en latin, signifie étoile en référence à son plumage. Beaucoup des zones de nidifications traditionnelles ont été drainées ou bien, la densité de la végétation palustre a fortement diminué. En Europe, l’espèce est considérée comme « vulnérable ». En France, l’espèce est considérée comme « vulnérable » également.