Bichat : la vie et la mort PDF

L’absence apparente de fonctionnement cérébral ne saurait bichat : la vie et la mort PDF le diagnostic à elle-seule, la preuve devant être faite que cet état est irréversible. Cependant, les critères et définitions menant au diagnostic de mort cérébrale varient selon les pays. La mort fut traditionnellement définie par l’arrêt de toutes les fonctions organiques, en particulier de la respiration et de l’automatisme cardiaque. Les travaux sur l’ischémie et la traumatologie cérébrale de J.


L’investigation épistémologique vise ici à comprendre pourquoi la considération de la mort est au coeur de l’appréhension scientifique du vivant. Elle invite à penser comment les élaborations théoriques de Bichat, décisives pour la médecine, ont aussi constitué un enjeu pour les philosophies soucieuses d’interroger le phénomène de la vie (Comte, Schopenhauer, Freud…). « Copyright Electre »

Cet état de mort cérébrale est l’un des critères requis pour le prélèvement d’organes dans un but de transplantation. En France, le prélèvement d’organes à cœur arrêté est également autorisé depuis 2006. En 2012, l’OMS propose la définition suivante de la mort :  La mort se produit lorsqu’il y a perte permanente de la capacité de conscience et perte de toutes les fonctions du tronc cérébral. Une étude publiée en 2017 par la Revue Canadian Journal of Neurological Sciences a porté sur le suivi de l’activité cérébrale de quatre patients mourants. Dans la mort cérébrale, d’un point de vue histologique, le tissu cellulaire cérébral est nécrotique. On parle parfois de mort encéphalique pour souligner la nécessité de l’arrêt d’activité dans le tronc cérébral, qui fait partie de l’encéphale mais pas du cerveau. Le diagnostic de mort cérébrale requiert une procédure rigoureuse et bien standardisée afin de s’assurer de l’irréversibilité et de l’étendue des lésions.

On doit, afin de s’assurer que les signes ne sont pas mimés par un état distinct de la mort cérébrale, pouvoir réaliser ces examens chez un patient dont la température corporelle est normale, et en dehors de la prise de psychotropes capables d’abolir temporairement l’activité corticale. La mort cérébrale entraîne une cessation définitive de toute activité électrique cérébrale, telle qu’enregistrée par un électroencéphalogramme. Selon toute vraisemblance, l’arrêt de l’activité électrique du cerveau est synonyme d’abolition de la conscience. Ceux qui considèrent que le néocortex est le seul siège des phénomènes donnant naissance à la conscience avancent que la destruction de cette partie externe du cerveau devrait suffire à définir la mort cérébrale.