Aux Marquises: Une renaissance culturelle – (3e édition) PDF

L’île de Pâques se trouve à 2 078 kilomètres à l’est de aux Marquises: Une renaissance culturelle – (3e édition) PDF’île Pitcairn, l’île habitée la plus proche. Cet éloignement lui vaut d’être le lieu habité le plus isolé du monde au même titre que l’archipel Tristan da Cunha. Elle fut visitée par le premier Européen, le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques, le 6 avril 1722, et comptait alors près de 4 000 habitants.


Quelle histoire que celle de ces pionniers des mers venus d’Asie du Sud-Est il y a deux mille ans pour s’implanter au milieu de l’océan Pacifique et coloniser toutes les îles du monde polynésien, de l’île de Pâques à Hawaï ! Les Marquises ont attiré de tous temps aventuriers et artistes. Tous célèbrent la beauté de ces îles, dont la culture malmenée pendant la colonisation est aujourd’hui en pleine renaissance. Sculpture, tatouage, danse s’épanouissent dans un paradis écologique préservé.

Français s’y installèrent après 1864 et l’île devint une possession chilienne en 1888. Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO. Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. Pour les autres noms, voir le chapitre sur la culture de l’île. Articles détaillés : Peuplement de l’Océanie, Langues austronésiennes et Histoire de l’île de Pâques. La date du début du peuplement de l’île par des Polynésiens n’est pas déterminée avec précision.

Moaïs dans la carrière de Rano Raraku. Haumaka, ont développé, malgré des ressources assez limitées, une société complexe et bien adaptée à son environnement. Photo d’une statue de tiki en pierre de deux mètres cinquante de haut. Moaï dit Hoa Hakananai’a, d’Orongo, sur l’île de Pâques, actuellement au British Museum.

Plan de l’île levé par l’expédition de La Pérouse en 1797. Le premier Européen qui ait aperçu l’île fut en 1687 le pirate Edward Davis sur le Bachelor’s Delight, alors qu’il venait des îles Galápagos et naviguait en direction du cap Horn. Le nom de l’île est dû au Hollandais Jakob Roggeveen qui y accosta avec trois navires au cours d’une expédition pour le compte de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. L’explorateur suivant fut l’Espagnol Felipe González de Ahedo qui avait reçu du vice-roi du Pérou l’ordre d’annexer l’île pour le compte de la Couronne espagnole. Au cours de sa deuxième expédition du Pacifique Sud, James Cook visita l’île de Pâques du 13 mars 1774 au 17 mars 1774. Cependant, son séjour fournit des informations essentielles sur la constitution géologique, la végétation, la population et les statues — qui dans leur majorité avaient déjà été renversées, sans que l’on sache si c’est par les hommes, ou par un séisme.

La Pérouse avait l’ordre de dessiner des cartes précises afin de contribuer, avec l’étude des peuples du Pacifique, à la formation du dauphin. Kaitae, descendant direct de Maurata, en 1886. 2 500 personnes à seulement 111 en 1877. Matamua, imprévoyants, avaient déboisé leur île, rendant leurs terres incultivables, et sombrant ainsi dans la famine et la guerre civile. Mais les observations archéologiques sur l’état de la dentition des crânes de Matamua ne démontrent pas de famine ni même de malnutrition. Les nouveaux missionnaires ont été convoyés par le capitaine français Jean-Baptiste Dutrou-Bornier à qui l’île de Pâques parait très intéressante.