ALSACE. La Bonne cuisine des régions de France PDF

The site administrator has been aLSACE. La Bonne cuisine des régions de France PDF. Part de quiche lorraine et salade.


Bien plus qu’un livre de recettes, cet ouvrage est une étape dans un délicieux voyage gastronomique. Avec 100 recettes illustrées, en couleurs, par des photographies de Christophe et Emmanuel VALENTIN .Boissons et fromages .Quatre menus pour chaque saison .Carte de la région Un extrait du Rhin de Victor HUGO Pages de garde illustrées .Index général .Index alphabétique des recettes

Elle est consommée le plus souvent chaude en entrée, et de plus en plus souvent à l’occasion d’apéritifs ou de lunchs. La production de quiche lorraine est considérable, en cuisine familiale, chez tous les charcutiers, boulangers, traiteurs, et dans la production industrielle agroalimentaire, fraîche, sous vide ou congelée. Kuche  que l’on retrouve également en haut-allemand. Kichel  en zone rhénane, ce qui les rapproche plus clairement de la forme francisée  quiche .

Que la forme plurielle ou diminutive ait fini par se généraliser n’est pas inconcevable car, à l’origine, on ne faisait pas qu’une seule galette, mais plusieurs, afin de terminer les restes de pâte à pain dans la chaleur résiduelle du four. La cuisson  des  quiches était un moment de partage convivial. Il est rare que, dans les langues germaniques, on ne précise pas la nature même du  Kuchen . Il n’est pas déraisonnable de penser qu’à l’instar de nombreux plats initialement campagnards en Lorraine, marqués par la frugalité et la simplicité, l’augmentation du niveau de vie et l’adoption du plat par les citadins bourgeois aient contribué à lui donner une plus grande consistance. La parenté de la quiche originale avec les tartes flambées alsaciennes est par conséquent très flagrante, car ces dernières ont conservé la pratique de la pâte à pain finement étalée avec un appareil proche de la quiche historique.

Il faut éviter d’institutionnaliser la vraie quiche avec la vraie migaine, car ce plat rural variait déjà beaucoup autrefois de région en région, de la Lorraine germanophone au nord aux Vosges lorraines romanes au sud. Lorrains méridionaux de cette époque, la quiche est une tarte rapide qu’on fait au dernier moment avec des restes de pâte et une migaine simple. Dans la citation donnée plus haut dans la note de bas de page, on remarque également que c’est le boulanger qui fait la bonne galette alors que la quiche est à l’origine affaire de famille et d’organisation collective en fonction des disponibilités du four commun. Il est vrai aussi que généralement, il n’y a pas d’oignons dans la quiche classique. Le caractère subjectif de son récit, et même contestable concernant la pâte employée, montre que la diversité des quiches était de mise.

Toutes les galettes similaires en terres germanophones limitrophes comportent du lard dans leur version actuelle. De fait, les similitudes entre la Franconie et la Lorraine concernant l’usage du lard pour améliorer le plat dans les meilleures occasions, ou pour faire plaisir à un invité, coïncident avec les pratiques culturelles et culinaires de nombreuses régions de France où on l’aimait sortir de l’ordinaire et marquer le coup par l’ajout d’un ingrédient plus cher et peu répandu. Dans la même logique, cela renforce la thèse que le terme  quiche  trouve son origine et son implantation spontanée en Lorraine francique. La quiche francique est certes connue des Lorrains méridionaux, mais les usages linguistiques font cohabiter les deux termes pendant une longue période. Dans les Vosges, il existe par exemple une galette qu’on réalise avec des restes de purée et de la farine qu’on étale finement.